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Photo de Mike DuBose, UMNS

L'Évêque Karen Oliveto (à gauche) s’exprime avec son épouse, Robin Ridenour (derrière Oliveto) avant une réunion du Haut Conseil Judiciaire de l’Eglise Méthodiste Unie à Newark, (New Jersey). La plus haute instance judiciaire de la dénomination a déclaré, le 28 avril dernier, que la consécration d'une évêque homosexuelle violait la constitution de l’Eglise. A droite, apparaît l'Évêque Elaine Stanovsky.

Photo de Mike DuBose, UMNS

Richard A. Marsh (à gauche) et le Révérend Keith Boyette se préparent à présenter leurs plaidoiries, sur la question de savoir si un pasteur homosexuel peut servir comme évêque dans l'Église Méthodiste Unie, devant le Haut Conseil Judiciaire de l’Eglise Méthodiste Unie, à Newark (New Jersey). La plus haute instance judiciaire de la dénomination a déclaré, le 28 avril dernier, que la consécration d'une évêque homosexuelle violait la constitution de l’Eglise.

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La consécration de l’Évêque lesbienne ne respecte pas les textes de l’Eglise

 

Par Linda Bloom
28 Avril 2017 | NEWARK, New Jersey. (UMNS)

La consécration d'une évêque lesbienne viole la constitution de l'Eglise, selon le verdict de la plus haute instance judiciaire de l'Église Méthodiste Unie.

Cependant, l'évêque « n’est pas suspendue, » a déclaré le Haut Conseil Judiciaire dans son verdict 1341, jusqu'à ce que la procédure administrative ou judiciaire à son encontre soit terminée.

« En vertu du principe de la légalité établi de longue date, aucun membre ni entité ne peut violer, ignorer ou renier la législation de l'Eglise, » selon la décision rendue publique le 28 Avril. « Ce n'est pas licite pour le Collège des Évêques d'une Conférence Juridictionnelle ou Centrale de consacrer un évêque qui avoue pratiquer l’homosexualité. »

Les responsables de la Western Jurisdiction des États-Unis ont consacré la Révérende Karen Oliveto comme Évêque le 16 Juillet 2016. Résidant dans la région de Denver, elle est le leader épiscopal de la Région du Mountain Sky, qui regroupe le Colorado, le Montana, l'Utah, le Wyoming et une église en Idaho.

Une pétition de la South Central Jurisdiction au Haut Conseil Judiciaire a soulevé quatre préoccupations liées à la légalité de cette élection. Le Haut Conseil Judiciaire s’est déclaré compétent pour examiner sa requête « seulement en ce qui concerne la consécration d'une évêque déclarée homosexuelle » et a affirmé que le reste de la pétition lié à sa nomination, à son élection et à son affectation « est inappropriée. »

Le vote du verdict était de 6-3. Les membres du Haut Conseil Judiciaire, N. Oswald Tweh et Deanell Reece Tacha ont déposé un avis dissident commun selon lequel le conseil n'avait pas compétence sur la pétition. Le premier suppléant W. Warren Plowden Jr., qui représentait le membre du conseil Beth Capen, et le membre du conseil, Ruben T. Reyes, ont déposé un avis concordant et dissident.

AVIS INDIVIDUELS

Dans un avis dissident commun au bas du Verdict 1341, N. Oswald Tweh et Deanell Reece Tacha, membres du Haut Conseil Judiciaire, ont « respectueusement » soutenu que le conseil n'avait pas compétence pour statuer sur la pétition de la South Central Jurisdiction.

« Notre divergence avec la majorité tourne simplement autour de la question de savoir quelles sont les entités appropriées pour prendre de telles décisions » selon cet avis. « Ce Haut Conseil Judiciaire, comme toutes instances judiciaires, est habilité à trancher les questions sur lesquelles nous avons compétence. »

L'avis de Tweh et Tacha soutient que la décision majoritaire « prend la consécration des évêques comme ‘l’accroche’ juridictionnelle… parce que la consécration des évêques est un acte au nom de toute l'Église. Nous sommes convaincus qu'il s'agit ici d'une élévation de la consécration des évêques qui n'a pas de sens limitatif à des fins juridictionnelles. »

Selon la constitution de l'Eglise et du Livre de Discipline, seul le Conseil des Évêques ou la Conférence Générale a le pouvoir de demander au Haut Conseil Judiciaire « les décisions déclaratives au nom de toute l'Église, » ont-ils écrit.

Dans un avis concordant et dissident, W. Warren Plowden Jr. - le premier suppléant, qui représentait le membre du conseil Beth Capen - a déclaré que le Haut Conseil Judiciaire est compétent et a conclu que la Western Jurisdiction « savait bien qu’elle agissait illégalement lorsqu’elle a élu comme évêque de l’Eglise, une personne qui avoue pratiquer l’homosexualité »

Plowden a dit que l'action de la Western Jurisdiction qui « a nié, ignoré et violé les dispositions de Livre de Discipline est nulle et sans effet, entraînant l'invalidation de la fonction épiscopale de Karen Oliveto. »

Dans son avis concurrent et dissident, le membre du conseil, Ruben T. Reyes, a accepté l'opinion de Plowden au sujet de l'élection de l'évêque. » Mais, il a noté qu'un processus équitable doit être observé. » - Linda Bloom

La cour a rejeté l'argument avancé lors de l'audience préliminaire du 25 Avril par Richard Marsh, avocat de la Western Jurisdiction, selon lequel le mariage homosexuel d'Oliveto avec Robin Ridenour en 2014 n'était pas une déclaration publique sur ses pratiques sexuelles.

« Un certificat de mariage homosexuel délivré par des autorités civiles compétentes y compris le statut de clergé dans une relation homosexuelle est une déclaration publique selon laquelle la personne avoue pratiquer l’homosexualité » selon la langue prohibitive dans le Livre de Discipline de l’Eglise Méthodiste Unie, aux paragraphes 304.3 et 2702.1 (b), selon le verdict de la haute cour.

La constitution de l'Église exige que tous les membres du corps pastoral appliquent « les grandes vertus de la vie chrétienne, » selon ce verdict, y compris « leur engagement à respecter et à honorer la définition du mariage et la position de l'Eglise sur l'homosexualité. Une personne qui ouvertement se déclare homosexuelle et évêque enfreint ces normes minimales. »

La décision a également révélé qu'une personne ouvertement déclarée homosexuelle et évêque pouvait être accusée d’avoir désobéi à la loi de l'Eglise, y compris d'autres évêques et membres du clergé ayant activement participé à la consécration d'un évêque qui a été reconnu, par un processus judiciaire ou administratif, comme quelqu’un qui avoue pratiquer l’homosexualité

« L’auto-confession n'annule pas la consécration et n’entraîne pas la suppression de la fonction épiscopale. Cependant, c’est une déclaration suffisante pour réexaminer la fonction ministérielle de l'évêque, » selon ce verdict.

Le Haut Conseil Judiciaire a précisé le processus requis par Le Livre de Discipline pour un tel examen, qui commence par le dépôt d'une plainte contre l'évêque. Si l'action n'est pas initiée par la Conférence Juridictionnelle ou Centrale, le président ou le secrétaire du Collège des Évêques devrait se prononcer.

Dans l'attente du processus de révision, le collège des évêques, en consultation avec le comité sur l'épiscopat, « peut suspendre l'évêque de toutes responsabilités épiscopales pour une période ne dépassant pas 60 jours.»

Le processus permet à un évêque d'aller à la retrait « quel que soit l'âge » si cela est « dans l'intérêt de l'évêque et / ou de l'église. »

En cas d’absence de résolution, « le président ou le secrétaire du collège des évêques peut traiter la question comme une plainte administrative ou judiciaire, » a conclu le verdict.

Bloom est  rédactrice en chef adjointe pour United Methodist News Service. Elle réside à New York. Contact Média : newsdesk@umcom.org