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Photo de Kathleen Barry, United Methodist Communications

La Salle Wesley au Collège Lincoln, restaurée pour commémorer le temps que John Wesley y a passé en tant que boursier. Elle contient des meubles du 18ème siècle, et des articles des premiers méthodistes.

Photo de Joe Iovino, United Methodist Communications.

Le premier groupe Wesleyen à être appelé Méthodiste se réunissait à Christ Church à Oxford. Charles Wesley y était étudiant et son frère John, un ancien pensionnaire.

Photo de Joe Iovino, United Methodist Communications.

Un buste de John Wesley sur le mur d’une résidence du Collège Lincoln. Il y était un boursier.

Photo de Kathleen Barry, United Methodist Communications.

Les portes de la chapelle du Collège Lincoln rappellent le temps que John Wesley y a passé comme boursier de 1726 à 1751.

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La méthode du Méthodisme naissant : Le Club des Saints d’Oxford

 

Un Reportage de Joe Iovino *
Première partie d'une série de 3 articles sur la formation des disciples d'hier à aujourd'hui.

Comme dans d'autres domaines de la vie, faire partie d'un groupe nous aide à croitre comme disciples de Jésus-Christ.

Beaucoup de personnes atteignent les objectifs sportifs en participant à un groupe d’activité physique. Les écrivains et les artistes s’inscrivent dans des collectifs où ils commentent régulièrement leurs travaux. D'autres deviennent de meilleurs parents en faisant partie d’un groupe parental.

Echanger avec ceux qui célèbrent nos victoires, nous soutiennent dans nos épreuves et partagent des astuces apprises en cours de route, augmente nos chances d’amélioration.

Pendant le Pèlerinage Wesleyen en Angleterre, les participants ont découvert la riche histoire de formation de disciples dans l'Église Méthodiste Unie.

Où tout a commencé

Les pèlerins se rendent à l'endroit où tout a commencé, Christ Church à Oxford, l'Alma Mater de John et Charles Wesley.

Lorsque John Wesley étudiait à Christ Church, il aspirait avoir un groupe avec lequel il pourrait partager sa croissance spirituelle. En tant qu'étudiant, il n'avait jamais tout à fait trouvé ce qu'il cherchait.

Lorsque son frère Charles est arrivé à Oxford pour étudier à Christ Church, John espérait peut-être qu’être dans la même ville leur donnerait l'occasion de se soutenir mutuellement dans leur apostolat. Leur mère Susanne avait inculqué à ses enfants une routine de responsabilité spirituelle mutuelle.

Malheureusement, cela n’a pas vraiment marché. Charles est tombé dans une habitude semblable à celles des autres étudiants, mettant sa croissance spirituelle en veilleuse.

John, étudiait en ce moment pour être ordonné comme prêtre dans l’Église d’Angleterre, Il bénéficiait d’une bourse du Collège Lincoln, un petit collège d’Oxford. Étant que boursier, Wesley avait droit à la chambre, aux repas, des étudiants qu’il devait enseigner et une pension annuelle à vie, aussi longtemps qu'il restait célibataire.

Les pèlerins Wesleyens ont visité les différents bâtiments entre ces deux écoles. Le Collège Lincoln est fier d’être associé à cet homme du 18ème siècle. Il y a un buste de John Wesley sur un mur extérieur et une salle décorée dans le style de la salle d'étude de Wesley. Ces mots suivants sont gravés dans du verre sur les portes d'entrée de la chapelle, « John Wesley, Boursier, 1726-1751. »

À la demande de son père, le Révérend Samuel Wesley, recteur (pasteur principal) de l'Église St. Andrew à Epworth, John rentra chez lui pour servir comme curé (pasteur associé) dans la congrégation dans laquelle lui, ses frères et ses sœurs ont été élevés.

Un jour, John a reçu une lettre de Charles. « Je ... suis sorti de ma léthargie, » a écrit son jeune frère pour lui exprimer son désir renouvelé de se concentrer sur sa croissance spirituelle. Il a également sollicité des conseils pour la rédaction d'un journal spirituel, une pratique que John trouvait utile.

Grandir ensemble comme disciples

John s’est peu après rendu à Oxford pour rendre visite à son frère. Quelques semaines après son retour à Epworth, Le Collège Lincoln lui a demandé de revenir dans sa résidence sur le campus et reprendre les fonctions liées à sa bourse.

Réunis à Oxford, les frères Wesley se sont périodiquement rencontrés avec William Morgan, un ami de Charles, pour prier, étudier la Bible et converser. Ils recevaient, également, la Sainte Cène au moins une fois par semaine ; ce qui leur a valu le surnom de « sacramentaires. »

Petit à petit, d'autres étudiants d'Oxford ont rejoint le groupe.

Morgan a invité d'autres membres à se joindre à lui pour visiter la prison Castle à la périphérie de la ville. Après leur première visite, John et Charles ont promis revenir au moins chaque semaine pour visiter les débiteurs et les criminels qui y étaient incarcérés.

La prison Castle existe encore aujourd'hui mais n’est plus utilisée comme prison. Une partie de la prison a été rénovée et transformée en un hôtel de luxe et un restaurant. Des visites historiques sont offertes dans les parties restaurées du bâtiment.

Plus tard, Morgan a suggéré que le groupe se joigne à lui dans d'autres ministères dans lesquels il était impliqué. Peu après, ces jeunes d’Oxford enseignaient les enfants, visitaient les personnes âgées, et prenaient soin des pauvres de manière régulière.

Certains étudiants qui les observaient n’ont pas compris leur zèle. Ils ont donné au groupe des surnoms de raillerie dont Mites Bibliques, Le Club des Saints, les hommes de surérogation, et Méthodistes Sans se décourager, ils ont poursuivi leurs réunions et ministères.

Le Club des Saints, appellation encore célèbre aujourd'hui, adoptait une approche holistique dans leur formation chrétienne. Ils étudiaient la Bible, priaient et célébraient le culte ensemble. Ils ont également servi ensemble, surtout les nécessiteux dans leur communauté.

Le mouvement Méthodiste a été, en un sens, une réplique de ce groupe en vue d’aider les autres à croitre comme leaders de l’apostolat dans l'église.

L'accent mis sur l'amour de Dieu et du prochain exprimé dans les actes de tous les jours, était le cœur du Méthodisme naissant ; Et, cela continue encore aujourd'hui.

* Joe Iovino travaille pour UMC.org chez United Methodist Communications. Contact Média : newsdesk@umcom.org