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Carte par Cindy Caldwell, United Methodist Communications

La carte montre le découpage des trois conférences centrales en Afrique sub-Saharienne. La Conférence de l'Afrique Centrale, en or, propose de se diviser en quatre.

L’Afrique veut changer la configuration de l’Eglise sur le continent

 

Par Heather Hahn et Tafadzwa W. Mudambanuki
22 Août 2016 | LUANDA, Angola (UMNS)

Si cette pétition africaine passe, la carte de la région en pleine croissance de l'Eglise Méthodiste Unie pourrait être très différente dans les années à venir.

La Conférence Centrale d’Afrique - une région de l'Eglise qui s’étend de la pointe sud jusqu’à la partie orientale du continent – a émis l’idée d’une division en quatre nouvelles conférences centrales. Une telle décision aurait des conséquences pour les futures élections d’évêques et l’exercice du ministère de l’Eglise en Afrique.

Les délégués ont approuvé cette proposition lors de la réunion de la Conférence Centrale du 11 au 14 Août dans la capitale angolaise.

Cependant, ce n’est que l’étape initiale. Etablir une nouvelle conférence centrale exige un vote à la majorité des deux tiers à la Conférence Générale, la plus haute instance législative de la dénomination. La prochaine assemblée législative est prévue pour 2020.

Les conférences centrales sont sept régions de l'Eglise en Afrique, en Europe et aux Philippines. Le continent africain dispose actuellement de trois conférences centrales - Afrique, Congo et Afrique de l'Ouest. Chacune regroupe plusieurs pays et plusieurs langues.

Comme les cinq juridictions aux Etats-Unis, les conférences centrales regroupent les conférences annuelles et supervisent les élections des évêques.

Mais contrairement aux juridictions américaines, les conférences centrales ont le pouvoir d’apporter « des amendements et des adaptations » à certaines parties du Livre de Discipline – la constitution de la dénomination – en fonction des besoins missionnaires et des exigences des différents contextes juridiques.

Les conférences centrales se réunissent au moins une fois tous les quatre ans. La Conférence Centrale d'Afrique, qui a cinq évêques en activité, n’a pas prévu d’élection cette année.

Selon sa pétition, le nombre de conférences centrales augmenterait. La pétition diviserait la Conférence Centrale actuelle pour créer :

  • La Conference Centrale d’Afrique de l’Est : comprenant le Burundi, le Rwanda, le Kenya, l'Ethiopie, le Soudan du Sud et la Tanzanie
  • La Conférence Centrale d’Afrique du Sud comprenant le Zimbabwe, le Malawi, la Zambie et le Botswana
  • La Conférence Centrale d’Afrique du Sud-Est, comprenant le Mozambique, l'Afrique du Sud, le Lesotho, le Swaziland et le Madagascar.
  •  La Conférence Centrale d’Afrique du Sud-Ouest comprenant l’Ouest de l'Angola, l'Est de l’Angola et la Namibie.

Les nouveaux découpages proposés prennent en compte la géographie, les langues, les finances et les besoins missionnaires. Une fois approuvé, chaque nouvelle conférence centrale élirait ses propres évêques et aura le pouvoir d’adapter ses ministères missionnaires selon ses exigences.

Ce qui se passe ensuite

La proposition sera ensuite soumise au Comité Permanent chargé des questions des Conférences Centrales, qui est un comité de la Conférence Générale qui se réunit entre les sessions législatives.

Le comité permanent compte 39 membres - trois de chaque juridiction et conférence centrale, ainsi que trois représentants du Conseil Général des Ministères Globaux, l'agence chargée des missions de la dénomination. C’est le seul organisme de dénomination dans lequel les membres sont majoritairement hors des États-Unis.

Le comité permanent approuvera ou non cette pétition voire la réviser avant de déterminer si elle doit être soumise à la plénière de la Conférence Générale.

Puisque que la Conférence Générale avait déjà approuvé l’addition de cinq nouveaux évêques à l'Afrique, le comité permanent avait déjà prévu de revoir le nombre et les découpages des conférences centrales en Afrique. Le comité espère travailler avec les dirigeants des églises africaines pour élaborer un plan global en vue d’un ministère plus efficace.

Délimiter n’est pas toujours intuitif. Par exemple, deux conférences centrales réclament actuellement certaines parties de la Zambie. La conférence annuelle anglophone de la Zambie fait partie de la conférence centrale francophone du Congo et est supervisée par l'évêque de la région du Sud-Congo. Cependant, l'Église Méthodiste Unie a également une présence plus petite en Zambie qui fait partie de la Conférence Centrale d'Afrique supervisée par l’évêque de la Conférence anglophone de la région du Zimbabwe.

En fin de compte, il appartient à la Conférence Générale de fixer les limites des conférences centrales et le nombre de leurs évêques. Il appartient aux conférences centrales individuelles de déterminer les limites des régions épiscopales et l’affectation des évêques.

Autres points

Le Livre de Discipline autorise également chaque conférence centrale à définir les frontières des conférences annuelles qui relèvent de leur juridiction.

La Conférence Centrale d'Afrique a voté pour la création de la Conférence Annuelle de Uganda/Soudan du Sud et la Conférence Annuelle de Kenya /Ethiopie. Elle a également confirmé la décision de la Conférence Générale de faire du Rwanda une conférence annuelle provisoire.

Ces nations faisaient, auparavant, partie de la Conférence de l’Afrique Est. Cette région épiscopale englobe également la conférence annuelle du Burundi, qui a été créée en 2012.

Hahn est une journaliste multimédia de United Methodist News Service, Mudambanuki est le directeur chargé des relations avec les Conférences Centrales pour United Methodist Communications.

Contact Média : newsdesk@umcom.org.