Skip Navigation

Photo d’Eveline Chikwanah, UMNS

John K. Yambasu prend la parole lors de la retraite du Collège africain des évêques à Mutare (Zimbabwe). Cette rencontre a été marquée par des conversations approfondies entre les évêques en activité et ceux à la retraite.

Photo d’Eveline Chikwanah, UMNS

Les évêques en activité et à la retraite assistent à un culte pendant la retraite du Collège africain des évêques à Mutare (Zimbabwe), en septembre. Parmi les questions abordées figurent les cinq nouvelles zones épiscopales à partir de 2020.

Previous Next

Les évêques africains recommandent 7 conférences centrales

 

Par Eveline Chikwanah
18 octobre 2017 | MUTARE, Zimbabwe (UMNS)

Le Collège africain des évêques a proposé la création de sept conférences centrales en Afrique, a déclaré le président de ce collège. Le nombre actuel est de trois.

Le plan, recommandé au Comité permanent chargé des questions des Conférences Centrales, diviserait la Conférence centrale de l'Afrique - une région de l’Eglise qui s'étend de la pointe Sud et traverse toute la partie orientale du continent - en quatre conférences centrales. Il diviserait la Conférence centrale de l'Afrique de l'Ouest en deux conférences centrales. La Conférence centrale du Congo resterait inchangée.

L'évêque John K. Yambasu, de la région de Sierra Leone, a soutenu que la création des sept conférences permettrait aux régions épiscopales d’être plus efficaces dans l’œuvre. Yambasu a déclaré à l'United Methodist News Service que les questions abordées par les évêques comprenaient, également, la création de cinq nouvelles zones épiscopales à partir de 2020. La Conférence Générale, la plus haute assemblée législative de la dénomination, a approuvé l'ajout d’évêques supplémentaires.

« Les délibérations ont été un peu intenses. Mais, finalement par la puissance du Saint-Esprit, nous sommes parvenus à un consensus, » a-t-il révélé. « Ce que nous avons convenu, cependant, n'est pas la décision finale, mais simplement une recommandation qui doit être soumise au Comité permanent chargé des questions des Conférences Centrales » a-t-il ajouté. La Conférence centrale d'Afrique a recommandé des changements dans sa configuration lors de sa rencontre de l'année dernière.

Be sure to add the alt. text

Les évêques en activité et à la retraite assistent à un culte pendant la retraite du Collège africain des évêques à Mutare (Zimbabwe), en septembre. Parmi les questions abordées figurent les cinq nouvelles zones épiscopales à partir de 2020. Photo d’Eveline Chikwanah, UMNS.

Dans le cadre de la proposition de sept conférences, voici comment se diviserait la Conférence Centrale de l'Afrique de l’Ouest :

  • La Sierra Leone, la Côte d'Ivoire et le Liberia en une seule conférence et
  • Le Nigeria, le Cameroun et le Niger dans une autre.

La Conférence centrale de l'Afrique serait divisée comme suit :

  • Zimbabwe, Malawi, Botswana et une partie de la Zambie.
  • Angola et Namibie
  • Mozambique, Afrique du Sud, Lesotho, Swaziland et Madagascar.
  • Le Soudan du Sud, l'Ouganda, le Kenya, l'Éthiopie et le Burundi.

La Conférence centrale du Congo resterait inchangée et engloberait toujours toute la République démocratique du Congo, la Tanzanie, ainsi qu'une partie de la Zambie.

« La décision de la Conférence Générale doit nous permettre de nous concentrer sur le continent dans son ensemble plutôt que de nous focaliser sur nos entités sectorielles, tribales ou régionales, » a expliqué Yambasu. « Elle doit rendre le fonctionnement des Conférences Centrales africaines plus efficace en termes d'organisation, de développement intentionnel du leadership, de croissance de nouvelles églises, d'engagement dans de nouvelles missions, de viabilité et de durabilité économiques. Rien de moins n’est acceptable. »

Les discussions ont eu lieu lors d'une retraite des évêques du 3 et 9 septembre qui, selon Yambasu, a été marquée par des conversations approfondies entre les évêques en activité et ceux à la retraite qui ont participé à la rencontre.

« Ce fut une très belle retraite. Le niveau de conversation, les discussions autour de la table, l’ouverture d’esprit et la franchise avec lesquelles les évêques ont abordé les questions étaient sans précédent. C’est la première fois que nous avons une conversation aussi approfondie entre nous au cours d’une retraite, » a révélé Yambasu.

Yambasu, qui présidait sa première retraite en tant que président du Collège africain des évêques, a évoqué ces questions cruciales dans son discours d'ouverture.

Au nombre de ces questions critiques figurait la sexualité humaine. La Commission Sur la Voie à Suivre, autorisée par la Conférence Générale de 2016, tente de trouver une issue à l'impasse de l’Eglise Méthodiste Unie concernant le mariage des personnes de même sexe et de l'ordination des pasteurs qui se déclarent ouvertement LGBTQ. La commission esquisse les possibilités pour l'avenir de l'Église Méthodiste Unie qu'elle présentera, en novembre, aux évêques de la dénomination.

« Il ne s’agissait de savoir si nous approuvions ou non l'homosexualité. Nous nous sommes concentrés sur deux questions. D’abord, comment nous, évêques africains, pouvons maintenir l'unité de l'Eglise à la lumière de cette question de division, » a affirmé Yambasu. « Nous avons résolu en tant qu'évêques qu'il est de notre responsabilité, au milieu de toute notre diversité, d'enseigner à notre peuple l'importance de maintenir l'unité. »

Les évêques ont discuté des implications possibles si l'Eglise devait se diviser sur la question de l'homosexualité.

« Nous avons discuté de son impact sur l’Eglise mondiale et l'Eglise en Afrique. Nous avons décidé de commencer immédiatement à éduquer nos membres sur la façon de soutenir financièrement notre ministère et la mission de l'Eglise sur le continent si l'Eglise devait se diviser, » a-t-il continué. En avril, Yambasu a abordé cette question devant la Conférence de Sierra Leone, exhortant la conférence à réduire sa dépendance à l'égard du soutien de l'étranger.

La restructuration d’Africa University, qui a abouti à l'intégration de la Faculté de Théologie au Collège des Sciences Sociales, des Sciences Humaines, de la Théologie et de l'Education, a également été un enjeu majeur pour les évêques.

« Toute restructuration qui fusionne la théologie avec d'autres disciplines est un changement de paradigme majeur dans l'accent mis sur les programmes, comme envisagé par les fondateurs de l'institution, » a déclaré M. Yambasu.

« Pour nous, cette restructuration équivaut à tuer l'Eglise en Afrique parce que nous avons besoin de pasteurs et de dirigeants. Nous avons convenu que la faculté de théologie devrait être autonome avec un département, un doyen et qu'elle se focalise sur les diplômes de troisième cycle. »

Le président élu du Conseil des évêques, l'Evêque Kenneth H. Carter Jr. de la Floride, a participé à cette retraite de Mutare. Le thème de ce rassemblement était « le processus qui nous attend » tiré de Josué 3:1-15. Carter est également l'un des trois modérateurs de la Commission Sur la Voie à Suivre.

« La présence de l’Evêque Carter était une expérience réconfortante, » a soutenu Yambasu. « Je crois que sa présence lui a donné l'occasion d'avoir une conception approfondie de qui nous sommes en tant qu'Africains. Au Conseil des évêques, nous discutons des problèmes mondiaux. Mais ici, nous avons abordé les problèmes spécifiques affectant le continent. »

Chikwanah est une communicatrice de la Conférence annuelle du Zimbabwe-Est. Contact Médias : newsdesk@umcom.org.